Le multiplexage par répartition en longueur d'onde (WDM) est une technologie bien connue. Elle permet de multiplexer plusieurs signaux optiques sur une seule fibre optique en utilisant différentes longueurs d'onde de lumière laser. Les multiples voies de transmission d'un réseau WDM permettent de réduire la saturation des fibres et d'augmenter la capacité de la liaison, mais rendent également la protection des installations plus cruciale que jamais. En effet, une protection robuste est essentielle à la disponibilité de la liaison et des données transmises. Cet article présente deux méthodes éprouvées pour la protection des liaisons optiques : la commutation électrique et la commutation optique.
Pourquoi la protection des installations est-elle essentielle pour un réseau WDM ?
Avec l'explosion de l'information, la demande en transmission de données à très haut débit a explosé. Les entreprises ont été sollicitées pour acheminer des volumes de trafic toujours plus importants à des débits bien plus élevés. Ceci a engendré le besoin de stocker les données dans différents centres de données et de les transporter par différents chemins, afin de pouvoir rétablir rapidement le service en cas de panne ou d'interruption de réseau et assurer la continuité de l'activité. Dans un réseau WDM correctement protégé, les clients disposent d'au moins deux sites interconnectés par différents chemins, garantissant ainsi la disponibilité et la fiabilité du réseau en permanence. Cependant, la fibre optique peut se rompre pour de nombreuses raisons, notamment des dommages liés à l'environnement physique et des erreurs humaines. La protection des infrastructures devient donc primordiale.
Méthodes efficaces de protection des installations pour les réseaux WDM
Il existe deux méthodes principales de protection des installations optiques : la commutation électrique, qui utilise un répartiteur pour dupliquer et sélectionner le chemin de travail ou de protection, avec deux optiques indépendantes par chemin et deux multiplexeurs/démultiplexeurs ; et la commutation optique, qui, contrairement à la commutation électrique, utilise généralement un commutateur optique pour sélectionner le chemin de travail ou de protection.
Commutation électrique
En commutation électrique, chaque service est transmis et reçu simultanément par deux fibres optiques noires. Le signal provenant du dispositif situé à gauche est transmis à la fois à la fibre active et à la fibre de protection, puis acheminé vers le dispositif final situé à droite.
Comment le répartiteur de signaux duplique-t-il les signaux d'émission (Tx) et sélectionne-t-il le chemin de fonctionnement et de protection (Rx) pour le signal de réception ? En réalité, le signal d'émission est transmis par le répartiteur et dupliqué par les deux transpondeurs. En réception (Rx), le répartiteur oriente le signal vers la puissance optique de réception du transpondeur.
Commutation optique
Cette méthode utilise un commutateur optique pour dupliquer les données sur la fibre active et la fibre de protection à l'aide d'un répartiteur optique, et sélectionner la fibre active en fonction de la puissance optique des signaux de tous les services. Une différence majeure entre la commutation optique et la commutation électrique réside dans le fait que la première n'offre aucune protection pour le multiplexage optique WDM.
Commutation électrique ou commutation optique : comment choisir ?
Lorsqu'elles sont appliquées à la protection des installations optiques, les deux méthodes présentent des avantages et des inconvénients. Pour la commutation électrique, la technologie WDM offre une meilleure protection car elle utilise deux transpondeurs de liaison montante par service : l'un pour le fonctionnement et l'autre pour la protection. La protection étant assurée par service, la commutation d'un service n'interrompt pas les autres. De plus, la commutation électrique est compatible avec toutes les topologies de réseau et n'entraîne aucune perte de puissance. Cependant, elle nécessite généralement davantage de transpondeurs WDM et un multiplexeur/démultiplexeur supplémentaire, ce qui réduit le nombre de services disponibles par unité et augmente inévitablement les coûts totaux.
En revanche, la commutation optique, qui ne protège pas les transmissions WDM, offre davantage de ports pour le transport de services sur chaque unité. De plus, cette méthode ne requiert aucun multiplexeur/démultiplexeur supplémentaire, ce qui permet de réduire le coût global de la solution. Ses inconvénients résident dans la réduction de la puissance optique disponible sur la liaison et son inadéquation aux topologies en anneau, du fait de l'absence de fonctionnalités d'insertion/extraction par longueur d'onde.
Conclusion
La protection des infrastructures optiques a un impact considérable sur la disponibilité, les performances et la fiabilité des liaisons. Le choix de la méthode de protection doit toujours reposer sur vos besoins spécifiques et tenir compte du budget énergétique, de la topologie du réseau et du coût. J'espère que cet article vous aidera à prendre une décision éclairée.











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